"( ) Dans la mouvance présidentielle, les positions principielles défendues par la première dame, ne manquent pas de susciter quelques réserves et de grincer des dents. Car, en remettant presqu`en cause les acquis de Ouaga, elle pourrait mettre mal à l`aise le chef de l`Etat qui fait feu de tout bois pour aller à la présidentielle au plus tard le 15 décembre. En proposant un dialogue plus "direct" sur le sol ivoirien entre les ex-belligérants, elle est accusée de prononcer l`oraison funèbre de la facilitation du président du Faso, pourtant saluée par son homologue ivoirien. En revendiquant un nouveau schéma de démobilisation basé sur le retour à la terre, elle enraie un processus déjà entamé. Et en souhaitant des solutions réalistes adaptées aux ressources de l`Etat, elle apporte de l`eau au moulin de ceux qui soutiennent que Laurent Gbagbo a en vue de dénoncer le contrat de l`opérateur technique français, pour laisser seul en lice l`INS". C`est là un extrait d`un article "Accord de Ouaga, Mme Gbagbo milite pour un recadrage"publié à la page 12 de "Fraternité Matin" dans son édition d`hier sous la plume de Ferro M. Bailly. Ces propos de la 2e vice-présidente du FPI tenus à Bouaké rament à contre courant du processus de paix. A l`entendre, c`est comme si elle vient juste de prendre connaissance du contenu de l`accord politique de Ouaga. Or depuis sa signature, le FPI y compris M et Mme Gbagbo et tous les caciques, ont toujours approuvé le compromis de Ouagadougou signé sous les auspices du président Blaise Compaoré. A telle enseigne que les Ivoiriens qui ont osé faire des observations ont été traités de tous les noms, d`anti paix. Aucun effort n`a été ménagé pour les rouer tous dans les brancards. On s`étonne que c`est seulement maintenant que la présidente du groupe parlementaire FPI fait ses observations sur ledit accord et demande in fine son recadrage. L`accord politique est un tout. Comme on le dit communément, c`est un arrangement politique. Il renferme des points de satisfaction et des points de sacrifice. Ce cadre étant une tribune du donner et du recevoir, chaque partie s`efforce de faire des concessions pour arriver à un compromis. Mais ici, l`on a l`impression que la 2e vice-présidente du FPI a soustrait de l`accord de Ouaga, les points que son parti juge insuffisants pour les remettre sur la table de discussions. Le recadrage demandé signifie de facto que l`accord a montré ses limites. Par conséquent un nouveau cadre de discussion s`impose. Ainsi donc, suivant sa logique, Mme Gbagbo est en train de dire que la médiation de Blaise Compaoré a échoué. D`où la nécessité de renégocier d`autres accords au cours desquels les points de Ouagadougou seront redimensionnés. Ce genre de propos bien évidemment, n`est pas de nature à apporter de la sérénité au processus de sortie de crise. Une fois pour toute, l`on doit admettre qu`un accord politique n`offre pas de possibilité de choix. C`est le tout qu`il faut ingurgiter quand on a apposé sa signature au bas du document pour dire qu`on est d`accord, qu`on l`approuve. Au demeurant, le FPI devra imiter les autres formations politiques pour parler d`une seule voix.Paul Koffi
http://www.lenouveaureveil.com/a.asp?n=304349&p=2024
Subscribe to:
Post Comments (Atom)
No comments:
Post a Comment