Une autre claque à Adjoumani
Malgré les cris d’orfraie de l’ancien ministre de la production animale, Adjoumani, le Zanzan, dans ce qu’il compte de plus noble, a rencontré le président de la République ce mercredi 24 septembre 2008. Cadres comme gens du petit peuple sont venus au palais de la présidence témoigner leur reconnaissance au chef de l’Etat pour tous les actes qu’il ne cesse de poser en faveur des populations bron, koulango, etc. Ce jour, il s’agissait pour lesdites populations de dire merci au président Gbagbo d’avoir érigé Assuéfry en département. La rencontre s’est déroulée dans une atmosphère bon enfant. Toute chose qui est un camouflet à M. Kobenan Adjoumani. Cette personnalité politique, qui n’est pas à sa première sortie de route, s’est fendue d’une interview publiée mardi 23 septembre 2008 dans les colonnes du quotidien Le Nouveau Réveil, proche du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, ancien parti au pouvoir). Dans cette interview, il appelle, sans en avoir le courage de le dire clairement, les populations du Zanzan à ne pas se rendre au palais présidentiel, au motif qu’il y a plus urgent. Et l’urgent, c’est le règlement du conflit qui a opposé les Koulangos aux Lobis, et qui a fait de nombreuses victimes. « C’est Gbagbo qui doit venir voir les populations du Zanzan, et non le contraire ». Ces paroles sont tombées dans des oreilles de sourd. Encore une fois, l’ex-ministre, multirécidiviste, n’a pas été entendu. En tout état de cause, on s’étonne de ce que certains hommes politiques ivoiriens refusent de faire le départ entre la République une et indivisible et les intérêts égoïstes de leurs partis, associations privées. Et s’étripent à jouer contre la République. Pourtant, le développement n’a pas de couleur. Il n’y a pas de développement PDCI, FPI, RDR, UDPCI. Quand, à travers des instruments de développement, un régime apporte un peu de bonheur aux masses déshéritées, il faut le reconnaître à sa juste valeur. Et le saluer. A sa juste valeur. A défaut, il convient de garder le silence, si l’on ne veut courir le risque de se couvrir de ridicule. Il est temps que des personnages comme Adjoumani sachent que le président de la République est au-dessus des partis politiques. C’est lui qui incarne la nation. Même si l’on ne partage pas les mêmes convictions que lui, ce qui est tout à fait normal, son statut impose qu’on le respecte. Personne ne doit être épargné des critiques parce que dans toutes les nations démocratiques ou qui se veulent telles, les actions du chef de l’Etat sont passées au crible. Il s’agit alors de voir s’il gouverne bien ou mal. Fort des critiques qui sont faites sur son action, il peut se corriger. C’est le pays qui avance. Tout le monde gagne, opposants comme gouvernants. C’est cela une opposition civilisée. Et quand arrive le temps des élections, chaque formation politique développe les arguments à même d’emporter l’adhésion de la majorité. La formation qui gagne est celle qui aura réussi à séduire l’électorat par la pertinence de ses propositions. Ce temps arrive. Il a été fixé au 30 novembre 2008. Les Ivoiriens seront très attentifs au programme des différents candidats qui viendront briguer leurs suffrages. Ils resteront sourds aux incantations et autres complaintes finissantes de politicaillons en mal de reconnaissance. Assurément, l’élection présidentielle se tiendra. Et le temps de parler arrivera. Il faut donc être patient. Source : Macotedivoire.info
http://www.lematindabidjan.com/visual_article.php?num_actualite=11885
Subscribe to:
Post Comments (Atom)
No comments:
Post a Comment