Il faut rendre à César, ce qui est à César. Le démarrage des opérations d’identification de la population qui a eu lieu avant-hier, à la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix est à mettre à l’actif de Guillaume Soro, Secrétaire général des Forces nouvelles, chef du gouvernement depuis les accords de Ouaga et ses hommes. En effet, que de chemin parcouru, avant d’en arriver à la cérémonie qui a regroupé du beau monde à Yamoussoukro. Depuis le déclenchement de la crise en 2002, les gouvernements successifs n’ont pu réaliser ‘’cet exploit’’. Ni le Doyen Seydou Elimane Diarra, ni Charles Konan Banny qui avait pourtant été nommé par une Résolution des Nations unies, n’ont pu amener les Ivoiriens à ce processus. Tout au plus, il a eu le mérite de démarrer les audiences foraines. Il a fallu que le chef de file des ex-rebelles soit nommé à la Primature pour que le dernier verrou soit levé qui conduit tout droit aux élections. Quoi de plus normal dans la mesure où la revendication majeure des Forces nouvelles qui, au départ étaient trois entités rebelles, (MPCI, MPIGO et MJP) a toujours été la question de l’identifié. C’est-à-dire, l’obtention des cartes nationales d’identité. On peut donc dire, sans risque d se tromper, que Guillaume Soro et ses camarades sont à deux doigts de réussir leur mission. Celle qui consiste à faire en sorte que chaque Ivoirien, d’où qu’il vienne, ait sa carte d’identité. Parce que justement, tous les observateurs de la scène politique ivoirienne ne sont pas sans ignorer les croc-en-jambe et autres coups bas qui ont été dressés sur le chemin des Forces nouvelles en général et de Soro en particulier pour faire échouer ou au mieux, retarder cette opération.Le processus de l’identification qui va durer un mois et demi c’est-à-dire 45 jours, selon Laurent Gbagbo, va permettre à 9 millions de personnes d’être en possession de leur titre d’identité. « C’est déjà un grand pas » avait reconnu Gbagbo, lundi dernier. D’autant plus que depuis des années, il n’y a pas eu en réalité de confection de ce précieux document de façon régulière. Les différentes tentatives de confection ayant été suspendues du fait des crises incessantes qui ont secoué le pays. Désormais, l’ espoir pointe à l’horizon. Celui pour de nombreux Ivoiriens de rentrer en possession de leurs cartes d’identité. YMA
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