Wednesday, September 24, 2008

L’ami des dictateurs africains

Jean-Bertrand Aristides, Robert Mugabé et Laurent Gbagbo. Si ces trois dictateurs ont en commun un ami, c’est bien le président Thabo MBeki. L’ex-président sud-africain n’a pas caché son soutien aux pouvoirs haïtien (déchu depuis 2004), zimbabwéen et ivoirien. L’homme s’est illustré comme le farouche défenseur de ces régimes dictatoriaux contre un prétendu impérialisme de l’occident. Pourtant les trois chefs d’Etat cités plus haut ont bien chacun une histoire récente et ils sont connus de tous comme étant de véritables dictateurs. Jean-Bertrand Aristides, une fois réinstallé au pouvoir en 1994, est devenu un dictateur à la tête d’un régime cautionnant des pratiques mafieuses. Il dissout l’armée pour la remplacer par une police à ses ordres. Face à la pression des remous sociaux, il manifeste son autoritarisme à travers des répressions sanglantes causées par sa milice d’intimidation, baptisé «les chimères», une bande armée avec des jeunes recrutés dans les bidonvilles et souvent liés au trafic de drogues. Lui-même est finalement renversé le 29 février 2004. Et depuis, il est exilé chez son ami MBeki en Afrique du Sud. Quant au second, Robert Mugabé, il arrive au pouvoir en 1980. Aujourd’hui, Mugabe a abandonné toute courtoisie et a mis fin à la démocratie en limitant drastiquement la liberté de la presse, en muselant toute forme d’expression, en recourant à l’oppression et à la torture contre les membres d'opposition. Ceci, pendant que son pays s'enfonce dans une crise économique. Comme Bertrand Aristides, il entretient aussi un groupe de miliciens appelés «les vétérans». S’agissant du dernier sur la liste, le chef de l’Etat ivoirien Laurent Gbagbo, il arrive au pouvoir en octobre 2000 dans des conditions qu’il a qualifié lui-même de calamiteuses, avec à la clé plusieurs dizaines de morts. A la faveur de la crise militaro-politique en septembre 2002, il entretient également des milices et groupes d’autodéfense qu’il réunies tous au sein des «jeunes patriotes».C’est donc dire qu’avec le départ de Thabo MBeki de la Présidence sud-africaine, c’est un allié de poids que perdent les dictateurs africains. Diawara Samou

http://www.lepatriote.net/lire/af81feb5-dbc1-4e22-88e4-33c538d64ff3.aspx

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